Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • SAVOIE, FRANCE, REGINALD WEHRKAMP-RICHTER, JUGE, PROCUREUR, FRANC-MACON, CLERMONT-FERRAND, AUVERGNE, CHRISTINE LAGARDE, ALAJOIGNINE, HAUTS DE SEINE, BERCY, LPG FINANCE INDUSTRIE, LPG SYSTEMS, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

     



              Réginald Wehrkamp-Richter et la Justice
                                   à   
                             La Française


    La commission européenne a classé la France ,
    pour son in-justice bon dernier des pays européens.
    Cela n'est pas pour rien, en effet l'Europe découvre avec stupeur le rôle de la (pas)franc-maçonnerie, le rôle des zélus, le rôle du jérusalisme talmudique, dans les déci-sions de justice.

      Notre ami Reginald Wehrkamp-Richter nous offre un bel exemple de cette justice à la française.

    En effet Madame Christine Lagarde aurait aidé une société à évader ses capitaux hors de France, sans payer d'impôt.

    Cri-cri serait amie (elle a le droit) de Madame ALAJOIGNINE, élue de la 7ème circonscrip--sion des Hauts de Seine, engagé par MR PAUL GUITAY  et sa fille , patron de LPG FINANCE INDUSTRIE  et LPG SYSTEMS.

    Cette dernière serait amie avec les 2 anciens" prési-dengts "et de ma Cri-cri.(sniff et re-sniff).

    Cette recrue avait pour mission de faire sortir l'argent des dites sociétés (en millions d'euros) ,hors de France sans passer par la case impôts de Bercy.

    Merciiiiiiiiiiiii  CRICRI et à la tienne:



    Christine LAGARDE a aidé le CREDIT MUTUEL a s'auto-contrôler, pratique pour le blanchiment d'argent; je vous rappelle  que le Crédit Mutuel est une banque nazie.
    Voici sa carte d’identité d'origine et ma CRI CRI chérie à moi, le sait bien, vu qu'elle est très très intelligente:






    Cliquez sur ce document très rare que je possède:

     
     






    Banque nazie jérusaliste le Crédit Mutuel car HITLER A CRÉE l'Israël.

    C'est du banditisme alors que l'argent manque en France pour nourrir les Français et les loger, dont beaucoup trop meurent de faim et de froid dans la rue.

    Cliquez sur le dossier, qui a été envoyé au tribunal de Clermont-Ferrand qui n'a pas répondu et pour cause satanique et maçonnique.
    Regardez cette photographie avec la salle maçonnique à 2 colonnes du temple de Salomon...et la disposi-sion en ovale de la salle, représentant l’œil des illuminati. 

    Cliquez sur la photographie, merci.
    Cliquez sur le dossier, merci:
     
     
    Frédéric Berger von Götz von Berlichingen
     
    Cliquez sur ces images en souvenir de Christian Intégrité, suicidé par la justice (...) de Limoges...

    MI CHAMICHA BEALIM ADONAÏ  


  • SAVOIE, ISRAËL, NETANYAHOU, CORRUPTION, , JÉRUSALISME, TEL AVIV, EMMANUEL MACRON, CHANT DES PARTISANS, ECHO DES MONTAGNES, FRÉDÉRIC BERGER




    Corruption : les "casseroles" de Netanyahou rattrapent le gardien de camp.

     
     
     
    La liste des mises en cause du premier ministre est longue, rapporte le quotidien Haaretz :
    • sombre affaire d’une centaine de milliers d’euros de champagne et de cigares "offerts" à toute sa famille en échange de petits services dans la sphère de télécommunications israéliennes,
    • échange de "bons procédés" avec la direction du journal à grand tirage Yedioth Ahronoth, pour limiter la diffusion des journaux gratuits qui lui font de l’ombre, en échange d’articles "sympas" sur le premier ministre
    • pots de vin pour son entourage à l’occasion d’achats de sous-marins allemands,
    • conflits d’intérêts dans la gestion du ministère des Communications...
    Sa femme Sara n’est pas en reste. Elle est également entendue par la justice concernant de somptueuses dépenses faites au domicile du premier ministre, et des notes de frais un peu "exagérées" sur le dos du contribuable, comme cette facture de 1600 dollars chez le coiffeur pour un déplacement à New York.

    Malgré les "gag orders" (interdiction aux médias de révéler les détails de ces enquêtes en cours, quelques manifestations de la "gauche" israélienne exigeant le départ de Netanyahou, ont eu lieu à Tel Aviv.

    Mais Macron, "Monsieur Propre", qui n’a pas hésité à accueillir Netanyahou malgré ces affaires de corruption qui alimentent depuis plus d’un an le débat en Israel, a raison de ne pas s’émouvoir pour si peu. 

    Qu’est-ce en effet, en comparaison du vol à grande échelle des terres, de l’eau, du gaz des Palestiniens, organisé par Netanyahou et ses prédécesseurs ?

    Et puis, quand on est gêné par ce genre de problèmes, il y a une solution simple, bien connue des amateurs : détourner l’attention du public en élevant d’un ou deux crans la terreur contre les Palestiniens, susciter des ripostes, et prendre ainsi sa propre population en otage.

    SOURCE:
    https://www.theguardian.com/world/2017/aug/04/benjamin-netanyahu-suspect-fraud-investigation-israel-police
    CAPJPO-EuroPalestine

    VIDÉO DE VOTRE JOURNAL ÉCHO DES MONTAGNES 
    https://youtu.be/EQPz-lPYuf8
     

    et

     

  • SAVOIE, CHARLES DE GAULLE, BRAZZAVILLE, SOUVERAINETÉ, O.N.U., SAVOIE INDÉPENDANTE, FRÉDÉRIC BERGER VON GÖTZ VON BERLICHINGEN

     









      LE DROIT DES PEUPLES A DISPOSER
                   D'EUX-MÊMES (CHARLES DE GAULLE).

    Par FRÉDÉRIC BERGER von GÖTZ
    von BERLICHINGEn.

    Cliquez sur:  

    .
    Preuve: le discours de Brazzaville

    C'est à Brazzaville que de Gaulle propose "au suffrage de tous les citoyens des territoires d'Afrique et des citoyens de métropole" de former une Communauté, dans laquelle chacun des États membres accédera à l'autonomie, avec un pouvoir exécutif et législatif.
     Il propose que relèvent de l'exécutif de la Communauté, les secteurs de la défense, la politique étrangère, la politique économique et la justice.
     A tout moment, un membre de la Communauté pourra, en faisant appel au vote de son peuple, prendre son indépendance.

     

    C'est dans ce contexte que de Gaulle présente la décolonisation menée comme une réponse à « l'idéal » français du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et comme une politique pragmatique destinée à éviter l'enlisement dans des guerres coloniales et inscrite dans le courant international en faveur de l'émancipation des peuples .
     
     

    C'est clair pour la SAVOIE.

    cliquez sur le lien pfd suivant, merci:
     
    savoie souveraine et onu.pdf

    Entendez le discours 






  • SUDÈTES, ALLEMAGNE, TCHÉCOSLOVAQUIE, SAVOIE, MUNICH, GÉNOCIDE, ECHO DES MONTAGNES, FRÉDÉRIC BERGER

    Un drame humanitaire ignoré : l’expulsion des Allemands des Sudètes.




    « Des milliers d’Allemands furent expulsés de leur domicile,
    emprisonnés dans des camps de fortune,
    envoyés à pied vers l’Allemagne ou l’Autriche,
    victimes de nombreuses exactions et massacrés par centaines.
    Loin d’être spontanées,
    ces violences étaient voulues et planifiées
    par le gouvernement tchécoslovaque
    »

    Entretien avec Pierre Brouland, auteur de Les Allemands des Sudètes (éditions Dualpha)

    (propos recueillis par Fabrice Dutilleul), publiés sur le site de la réinformation européenne Eurolibertés.

    Qui étaient les Allemands des Sudètes ?

    Pour les Français, les Allemands des Sudètes ne sont connus en général qu’à travers l’épisode des accords de Munich. Nos compatriotes ignorent en général tout de leur histoire et de leur destin. Le terme « Allemands des Sudètes » est lui-même assez récent. Il apparaît au début du XXe siècle pour désigner la minorité germanophone vivant en Bohême et en Moravie. La présence des Allemands dans les Pays tchèques est ancienne, et remonte au Haut Moyen Âge même si elle se développe surtout après les années 1150. Les rois de la dynastie des Prémyslides firent appel à des colons allemands pour mettre en valeur leur royaume. De la fin du XIIIe siècle jusqu’en 1945, les germanophones représentèrent environ un tiers de la population de Bohême et de Moravie. Les relations entre Tchèques et Allemands furent longtemps pacifiques. Nulle part en Europe, la rencontre entre les cultures slave et germanique n’apparut aussi féconde. Les relations entre les deux communautés commencèrent à se dégrader à partir de la fin du XVIIIe siècle. Le renouveau de la langue tchèque durant les années 1780 se traduisit par l’affirmation du caractère slave des Pays de la couronne de Saint Venceslas, ce que les germanophones refusèrent car pour eux l’identité allemande de ces territoires constituait une donnée allant de soi. Les relations entre les deux communautés prirent une tournure de plus en plus conflictuelle à partir des années 1870. Se voyant comme une minorité menacée, les germanophones développèrent dès cette époque un discours séparatiste en réclamant la division Bohême en districts germanophones, « tchécophones » et mixtes. La création de la Tchécoslovaquie en 1918 fut très mal vécue par les germanophones qui ne trouvèrent jamais leur place dans le nouvel État. C’est pourquoi ils soutinrent massivement le parti de Henlein à partir de 1935. Si Henlein au départ était plutôt un autonomiste, il se « nazifia » durant l’année 1937 et finit par réclamer le rattachement des régions habitées par les germanophones au Reich, ce qui aboutit aux accords de Munich.

    Comment germa l’idée d’expulser la minorité germanophone ?

    Pour les Tchèques, les Allemands des Sudètes s’étaient comportés comme une cinquième colonne. Dès 1937-1938, des plans visant à les expulser furent élaborés. Néanmoins, c’est seulement lorsque la guerre éclata et que Beneš à partir de juillet 1940 prit la tête d’un gouvernement en exil, que le projet d’expulsion des Sudètes commença à prendre vraiment forme. Pour le gouvernement tchécoslovaque, le premier objectif consistait à convaincre les Alliés, à commencer par les Anglais, du bien-fondé de l’opération. Or, ces projets massifs de transfert de population reçurent au départ un accueil assez mitigé. Les Anglais avaient certes dès la fin de l’année 1940 envisagé de redéfinir la carte de l’Europe centrale pour mettre fin aux problèmes liés aux minorités nationales. Cependant, l’expulsion massive des Sudètes avait été considérée comme une opération complexe et peu souhaitable. En février 1942, lorsque le gouvernement tchécoslovaque en exil adressa une note au gouvernement anglais pour se prononcer sur le projet d’expulsion des Sudètes, le Foreign Office observa un long silence. Ce fut la terrible répression consécutive à l’exécution de Heydrich, le « Protecteur » du Reich, qui convainquit finalement Londres en novembre 1942 de donner son accord, mais pour une expulsion limitée aux Sudètes qui avaient soutenu le parti nazi, dont le nombre fut fixé plus ou moins arbitrairement à la moitié de la population germanophone, soit environ 1,5 million de personnes. Les Américains au printemps 1943 et les Soviétiques en décembre 1943 finirent avec réticence à se rallier à ce projet.

    Beneš, contrairement à ce qu’il a écrit dans ses Mémoires, était déterminé à expulser la quasi-totalité de la population germanophone. Face aux réticences des Anglo-saxons, il était déterminé à passer en force et à placer les Alliés devant le fait accompli.

    Comment se déroulèrent les expulsions ?

    Traditionnellement, on distingue deux phases dans les expulsions : les « expulsions sauvages » durant le printemps et l’été 1945 et les « expulsions organisées » tout au long de l’année 1946.

    Les expulsions sauvages se déroulèrent dans un climat d’extrême violence. Jusqu’à une date récente, on les présentait comme une réaction spontanée de la population à une longue période d’occupation – rappelons à ce sujet que Prague fut la première capitale occupée par la Wehrmacht, dès mars 1939, et la dernière à être libérée. Sur le sol tchèque, les ultimes combats ne prirent fin que le 12 mai 1945. Dès la Libération, des milliers d’Allemands furent expulsés de leur domicile, emprisonnés dans des camps de fortune, envoyés à pied vers l’Allemagne ou l’Autriche, victimes de nombreuses exactions et massacrés par centaines. Loin d’être spontanées, ces violences étaient voulues et planifiées par le gouvernement tchécoslovaque. Cette phase s’acheva officiellement en août 1945 avec la conférence de Potsdam, où les vainqueurs de l’Allemagne décidèrent de prendre en main le processus d’expulsion.

    Durant l’année 1946, près de deux millions de Sudètes furent transférés, après avoir été dépouillés de presque tous leurs biens vers une Allemagne en ruines. À l’issue de ces transferts, il ne restait presque plus d’Allemands. Au cours des années 1947-1948 environ cent à cent cinquante mille Allemands furent encore expulsés.

    Combien de victimes ?

    Le nombre de victimes reste très difficile à évaluer. Les autorités tchécoslovaques se sont longtemps refusées à établir le moindre décompte. À la fin des années 1940, dans les milieux sudètes, on établissait le nombre de victimes à plus de cinq cent mille. Par la suite l’Office fédéral des statistiques, au milieu des années 1950, donna un chiffre de 220 000 à 250 000 morts survenus durant les expulsions. Après la chute du régime communiste en Tchécoslovaquie, une commission mixte germano-tchèque donna une évaluation de 20 000 à 30 000. Ce chiffre semble cependant très sous-évalué. Des travaux plus récents établissent le nombre de victimes à environ 150 000.

    Les Allemands des Sudètes de Pierre Brouland, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 400 pages, 33 euros.

    LIRE AUSSI, en cliquant ou en inscrivant dans votre navigateur   le lien suivant:

    http://www.voxeurop.eu/fr/content/article/3667901-chez-les-derniers-allemands-des-sudetes

    A lire l'excellent manuscrit historique en ma possession:

    allemands des sudètes.pdf

     et pour parfaire la connaissance de ce dossier historique, voici les archives secrètes, cliquez sur le lien:


    https://books.google.fr/books?id=HaGTAgAAQBAJ&pg=PT160&lpg=PT160&dq=chant+des+sud%C3%A8tes&source=bl&ots=FjzqFP10wG&sig=2yMbrbWU5uiLhWnwuhgtAaC9khA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiJkqr7ubvVAhXlKsAKHW3rCFoQ6AEIRDAF#v=onepage&q=chant%20des%20sud%C3%A8tes&f=false

    Frédéric BERGER von Götz von Berlichingen



  • ALLEMAGNE, SUDÈTES, PIERRE BROULAND, ACCORDS DE MUNICH, BOHÊME, MORAVIE, Beneš, TCHÉCOSLOVAQUIE, ECHO DES MONTAGNES, FRÉDÉRIC BERGER

    Un drame humanitaire ignoré : l’expulsion des Allemands des Sudètes.




    « Des milliers d’Allemands furent expulsés de leur domicile,
    emprisonnés dans des camps de fortune,
    envoyés à pied vers l’Allemagne ou l’Autriche,
    victimes de nombreuses exactions et massacrés par centaines.
    Loin d’être spontanées,
    ces violences étaient voulues et planifiées
    par le gouvernement tchécoslovaque
    »
    Entretien avec Pierre Brouland, auteur de Les Allemands des Sudètes (éditions Dualpha)
    (propos recueillis par Fabrice Dutilleul), publiés sur le site de la réinformation européenne Eurolibertés.
    Qui étaient les Allemands des Sudètes ?
    Pour les Français, les Allemands des Sudètes ne sont connus en général qu’à travers l’épisode des accords de Munich. Nos compatriotes ignorent en général tout de leur histoire et de leur destin. Le terme « Allemands des Sudètes » est lui-même assez récent. Il apparaît au début du XXe siècle pour désigner la minorité germanophone vivant en Bohême et en Moravie. La présence des Allemands dans les Pays tchèques est ancienne, et remonte au Haut Moyen Âge même si elle se développe surtout après les années 1150. Les rois de la dynastie des Prémyslides firent appel à des colons allemands pour mettre en valeur leur royaume. De la fin du XIIIe siècle jusqu’en 1945, les germanophones représentèrent environ un tiers de la population de Bohême et de Moravie. Les relations entre Tchèques et Allemands furent longtemps pacifiques. Nulle part en Europe, la rencontre entre les cultures slave et germanique n’apparut aussi féconde. Les relations entre les deux communautés commencèrent à se dégrader à partir de la fin du XVIIIe siècle. Le renouveau de la langue tchèque durant les années 1780 se traduisit par l’affirmation du caractère slave des Pays de la couronne de Saint Venceslas, ce que les germanophones refusèrent car pour eux l’identité allemande de ces territoires constituait une donnée allant de soi. Les relations entre les deux communautés prirent une tournure de plus en plus conflictuelle à partir des années 1870. Se voyant comme une minorité menacée, les germanophones développèrent dès cette époque un discours séparatiste en réclamant la division Bohême en districts germanophones, « tchécophones » et mixtes. La création de la Tchécoslovaquie en 1918 fut très mal vécue par les germanophones qui ne trouvèrent jamais leur place dans le nouvel État. C’est pourquoi ils soutinrent massivement le parti de Henlein à partir de 1935. Si Henlein au départ était plutôt un autonomiste, il se « nazifia » durant l’année 1937 et finit par réclamer le rattachement des régions habitées par les germanophones au Reich, ce qui aboutit aux accords de Munich.
    Comment germa l’idée d’expulser la minorité germanophone ?
    Pour les Tchèques, les Allemands des Sudètes s’étaient comportés comme une cinquième colonne. Dès 1937-1938, des plans visant à les expulser furent élaborés. Néanmoins, c’est seulement lorsque la guerre éclata et que Beneš à partir de juillet 1940 prit la tête d’un gouvernement en exil, que le projet d’expulsion des Sudètes commença à prendre vraiment forme. Pour le gouvernement tchécoslovaque, le premier objectif consistait à convaincre les Alliés, à commencer par les Anglais, du bien-fondé de l’opération. Or, ces projets massifs de transfert de population reçurent au départ un accueil assez mitigé. Les Anglais avaient certes dès la fin de l’année 1940 envisagé de redéfinir la carte de l’Europe centrale pour mettre fin aux problèmes liés aux minorités nationales. Cependant, l’expulsion massive des Sudètes avait été considérée comme une opération complexe et peu souhaitable. En février 1942, lorsque le gouvernement tchécoslovaque en exil adressa une note au gouvernement anglais pour se prononcer sur le projet d’expulsion des Sudètes, le Foreign Office observa un long silence. Ce fut la terrible répression consécutive à l’exécution de Heydrich, le « Protecteur » du Reich, qui convainquit finalement Londres en novembre 1942 de donner son accord, mais pour une expulsion limitée aux Sudètes qui avaient soutenu le parti nazi, dont le nombre fut fixé plus ou moins arbitrairement à la moitié de la population germanophone, soit environ 1,5 million de personnes. Les Américains au printemps 1943 et les Soviétiques en décembre 1943 finirent avec réticence à se rallier à ce projet.
    Beneš, contrairement à ce qu’il a écrit dans ses Mémoires, était déterminé à expulser la quasi-totalité de la population germanophone. Face aux réticences des Anglo-saxons, il était déterminé à passer en force et à placer les Alliés devant le fait accompli.
    Comment se déroulèrent les expulsions ?
    Traditionnellement, on distingue deux phases dans les expulsions : les « expulsions sauvages » durant le printemps et l’été 1945 et les « expulsions organisées » tout au long de l’année 1946.
    Les expulsions sauvages se déroulèrent dans un climat d’extrême violence. Jusqu’à une date récente, on les présentait comme une réaction spontanée de la population à une longue période d’occupation – rappelons à ce sujet que Prague fut la première capitale occupée par la Wehrmacht, dès mars 1939, et la dernière à être libérée. Sur le sol tchèque, les ultimes combats ne prirent fin que le 12 mai 1945. Dès la Libération, des milliers d’Allemands furent expulsés de leur domicile, emprisonnés dans des camps de fortune, envoyés à pied vers l’Allemagne ou l’Autriche, victimes de nombreuses exactions et massacrés par centaines. Loin d’être spontanées, ces violences étaient voulues et planifiées par le gouvernement tchécoslovaque. Cette phase s’acheva officiellement en août 1945 avec la conférence de Potsdam, où les vainqueurs de l’Allemagne décidèrent de prendre en main le processus d’expulsion.
    Durant l’année 1946, près de deux millions de Sudètes furent transférés, après avoir été dépouillés de presque tous leurs biens vers une Allemagne en ruines. À l’issue de ces transferts, il ne restait presque plus d’Allemands. Au cours des années 1947-1948 environ cent à cent cinquante mille Allemands furent encore expulsés.
    Combien de victimes ?
    Le nombre de victimes reste très difficile à évaluer. Les autorités tchécoslovaques se sont longtemps refusées à établir le moindre décompte. À la fin des années 1940, dans les milieux sudètes, on établissait le nombre de victimes à plus de cinq cent mille. Par la suite l’Office fédéral des statistiques, au milieu des années 1950, donna un chiffre de 220 000 à 250 000 morts survenus durant les expulsions. Après la chute du régime communiste en Tchécoslovaquie, une commission mixte germano-tchèque donna une évaluation de 20 000 à 30 000. Ce chiffre semble cependant très sous-évalué. Des travaux plus récents établissent le nombre de victimes à environ 150 000.
    Les Allemands des Sudètes de Pierre Brouland, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 400 pages, 33 euros.